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Un peu d'histoire :
La prise de conscience de la fragilité du site par les habitants remonte à 1923 avec la création d’un Comité de défense des calanques. En 1975-1976, l’État a classé la zone terrestre (5 585 ha) et maritime (2 209 ha) des calanques sous l’impulsion des associations, et le site a été considéré éligible pour le programme Natura 2000 sur 7 812 ha en 1996. Le GIP des calanques a été créé en 1999, avec pour missions d’animer et coordonner les actions de protection en vue de préserver le site classé des calanques, et de préparer la création d’un parc national.
L'avancement jusqu'à maintenant :
Suite à la loi du 14 avril 2006, la création d’un nouveau parc national est une démarche concertée au cours de laquelle les acteurs locaux et les instances nationales élaborent ensemble un « projet de territoire » partagé.
1999 : création du Groupement d’Intérêt Public des Calanques avec pour missions d’animer et de coordonner la gestion du site classé «massif des Calanques» et de créer un « Parc national des Calanques »
14 avril 2006 : loi réformant la création et le fonctionnement des Parcs nationaux – confirme le GIP en tant que structure de préfiguration
Été 2007 : lancement de l’étude d’avant-projet (diagnostic du territoire)
Automne 2008 : l’avant-projet est transmis pour avis à plus de 200 acteurs locaux (collectivités, chambres consulaires, associations…)
30 avril 2009 : « prise en considération » du projet par arrêté du Premier Ministre
2009 - 2010 : phase de concertation pour l’élaboration de la charte du Parc
21 juin 2010 : présentation et débat sur le pré-projet de charte « version 1 » en Assemblée Générale du GIP
11 Février 2011 : Le périmètre terrestre et maritime ainsi que la charte du parc national des calanques ont été validés vendredi lors de l'assemblée générale du groupement d'intérêt public (GIP) qui porte le projet « version 2 », nous verrons en quoi elle consiste concretement.
Une nécessité ? :
Cette nécessité peut se voir de différents points d'intérêt : le paysage, la biodiversité et culturel !
On est en présence de paysages uniques au monde, avec ces falaises de calcaire. Les calanques engendrent un sentiment d’évasion et de liberté par la majesté de leurs falaises calcaires ainsi que par la transparence et les jeux de couleurs de leurs fonds marins. Ces paysages sont restés naturels grâce à une certaine hostilité. La verticalité de ces falaises est grandiose ! Elle se retrouve sous l'eau en offrant des tombants vertigineux où le corail peut s'accrocher, chose qui se fait de moins en moins ... La pollution et les activités humaines non respectueuses vont à l'encontre d'un développement naturel de la vie.
  
Les paysages sous-marins ne sont pas à négliger, les épaves contribuent au développement du corail et de la biodiversité, une faune fixée exubérante ainsi que par l’ambiance et le mystère qu’elles dégagent font voyager les plongeurs.
  
Il faut savoir également que 11% de l'ensemble des végétaux présent en France se trouvent dans les Calanques ! Le programme Natura 2000, classe les calanques « d'intérêt européen ».
Le probleme c'est qu'un tel cadre, qui présente alors une attractivité importante, va l'exposer à une surfréquentation. Cette dernière entrainera détérioration et pollution.
La version 2 du projet de Parc :
Aujourd'hui, le Parc est dans sa deuxieme version, il comporte un coeur marin et un coeur terrestre. A l'intérieur du coeur marin se trouve des zones de non-prélevement assurant une protection accrue.
Les périmètres du "coeur marin" du parc (près de 42.000 hectares) et du "coeur terrestre" (près de 16.000 ha) ont recueilli 231,5 votes favorables sur 291 votants. Le périmètre du "coeur marin", qui n'inclut pas la rade sud de la cité phocéenne ni l'archipel du Frioul, zones traditionnelles de plaisance des Marseillais, prévoit des "zones de non-prélèvement" qui s'étendent sur 4.500 ha soit un peu moins de 11% du coeur du parc marin.
Mais avant de voir concretement les limites de cette version, il faut comprendre ce que signifie ces différents niveaux de protection, ils sont classés du degré de protection le plus faible au plus stricte.
- Le Coeur de Parc : C'est l'ensemble du parc dans lequel il y aura une réglementation de lavitesse, une gestion des prélèvements, des nuisances diverses.
- Les Zones de protection renforcée (ZPR) : C'est une zone dans laquelle les prélèvements sont interdits pendant les périodes de reproduction de certaines espèces.
- Les Zones de non prélèvements (ZNP) : Zones dans lesquelles tous les prélèvements sont interdits et toute l'année
- Réserve intégrale (RI) : C'est le niveau le plus haut ! Tous les usages sont interdits afin de garantir un developpement certain des especes
On remarque sur cette carte qui est la 2eme version, celle adoptée dans ce mois de février 2011, que les ZPR prévues entre l'île Plane et la côte sont devenues dans cette nouvelle version , des ZNP. La protection est donc accrue, ce qui se caractérise par des interdictions de peche, à titre de loisir ou à titre professionnel !
On parle aussi de Réserve Intégrale, la où la protection serai maximale, ce qu'il faut savoir c'est que la création de telles zones n'est pas certaine ! Car Les textes qui régissent le processus de création des parcs nationaux fixent que la charte du
parc national doit notamment « identifier les espaces naturels de référence significatifs dans le coeur pouvant faire l’objet d’un classement en réserves intégrales ». La charte de création du Parc ne créera donc pas directement une ou des réserves intégrales mais identifiera les espaces pouvant être classés en RI et ce au travers d’un décret distinct de celui qui crée le Parc National. La décision de proposer à l’Etat la création de réserve(s) intégrale(s) reviendra au conseil d’administration du parc.
Dans les zones en RI, aucune activité est autorisée !
Une troisième version de la charte est prévue pour avril et le projet de parc devrait être soumis à enquête publique cet été. Le décret de création du parc est attendu fin 2011.
Les questions que tout le monde se pose :
On entend souvent que les cabanons vont être rasé, que le parc sera payant, qu'on ne pourra pas y aller en bateau. Je vais essayer d'éclaircir ces points.
1) Les promenades et randonnées resteront autorisées en libre accès et gratuit
Dans certaines parties, les plus difficiles, les accès seront sécurisés pour que chacun puisse en bénéficier. On pourra toujours se promener avec son chien à proximité des habitations. Les chasseurs, en période de chasse, bénéficieront d’une dérogation spéciale. Les promeneurs pourront continuer à ramasser champignons et escargots, à cueillir thym, romarin, asperges en quantité raisonnable et à usage domestique… hormis les plantes protégées.
2) La pêche de loisir et professionnelle restera autorisée dans le Parc sauf ZNP et R.I biensur.
3) Randonnées pédestres, escalade, plongée, nautisme etc. continueront d’être pratiquées dans le Parc National. La pratique du VTT sera autorisée sur les sentiers dédiés à cet effet afin d’assurer la sécurité de tous. Les sports extrêmes seront interdits en coeur de Parc.
4) La circulation libre des bateaux de plaisance
Sur les zones à herbiers de posidonies, des bouées ou mouillages écologiques seront organisés.
Les régates en coeur de Parc seront maintenues sans impacter les milieux.
5) Adapter la plongée
plus respectueuse et responsable en limitant l’impact des mouillages sur les fonds marins… Comme c’est déjà le cas sur certains sites exceptionnels.
6) Préserver l'Escalade
En concertation avec les grimpeurs, moins de 7 % des falaises littorales seront placées en zone de protection renforcée. C’est une volonté partagée de cohabiter avec la Nature et de protéger les biotopes exceptionnels en appui
avec les scientifiques. Sur ces zones sont concentrées les espèces animales et végétales endémiques uniques au monde que l’on retrouve uniquement en ces lieux.
7) Les habitations Être en coeur de parc n’empêchera aucun propriétaire de vendre ni de léguer son bien.
En revanche le coeur de Parc offre une garantie de préserver nos massifs de la pression foncière et immobilière.
En aire de libre adhésion : rien ne change, les permis de construire sont délivrés, en fonction du PLU
ou du POS de la commune.
Dans le Parc national, la vie au cabanon sera préservée. Le cabanon mais aussi la « Vie au cabanon »
font partie intégrante de l’histoire et du patrimoine des calanques. Les propriétaires, locataires ou ayants droit
pourront continuer à accéder sans problème à leurs biens et continuer à jouir de cette qualité de vie
remarquable et identitaire.
8) Stopper le rejet des boues rouges à Cassis !
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