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Le Miquelon :


La note du site :  /5

Niveau Requis : Niveau III
Type : Epave de Cargo
Profondeur Minimale :  -50 Mètres
Profondeur Maximale :  -53 Mètres


Description :

Construit en 1911 aux chantiers Bertin de Bezons, lancé sous le nom de Michel-Marcelle, le Miquelon appartient dès 1913 à la société « La Morue Française et Sècherie de Fécamp ». Il jauge 522 tonneaux, et mesure 49 mètres de long sur 7,5 mètres de large. Cargo morutier, il a pour fonction de ramener en France les produits de la pêche des chalutiers de Terre-Neuve, et assure le service postal de Saint-Pierre et Miquelon. Dans la soirée du 5 octobre 1917, il quitte Marseille en direction d’Alger avec un chargement de fonte. Arrivé dans le chenal de sécurité, il entre en collision avec le vapeur Balkan de la Compagnie Fraissinet, qui arrive dans l’autre sens. Il coule sur le champ. Son équipage est recueilli par le navire abordeur. Un jugement ultérieur lui donnera les torts dans cette collision, car il n’avait pas de feu de mât et avait effectué au dernier moment une manœuvre malencontreuse sur tribord.

Il y a sur le Miquelon de véritables nuages d’anthias, d’apogons et de castagnioles. A l’intérieur de l’épave il n’est pas rare de croiser des bancs de loups. Les mostelles sont également de la partie, dans les tôles qui leur servent de refuge.
Le navire est colonisé par les éponges et autres coraux. Il n’y a pas de profusion de gorgones.
Attention, la présence de filets nécessite la plus grande vigilance. La plongée doit impérativement être effectuée par temps calme ou faible vent d’est. Si le mistral se lève…vous pouvez rester au lit. Le sondeur devra corroborer vos amers, difficiles à prendre en cas de brumes matinales. L’écho de l’épave et un brusque saut de –52 à –45 mètres vous confirmeront que vous êtes bien arrivé sur le site. N’oubliez pas un parachute pour l’ancre, avant de descendre. Archimède sera d’une aide précieuse lors de la remontée de votre mouillage. Un spectacle enchanteur se joue sur le fond. Un mur d’anthias et de sars cache habituellement l’épave, et tandis que vous faites éclater ce tourbillon de vie, elle apparaît enfin. Bardée de filets, telle une mariée avec ses voiles, l’épave de l’ancien cargo morutier gît sur un fond de 52 mètres. Vers l’avant, sur bâbord, on observe l’énorme coup de hache administré par l’étrave du Balkan. Les ancres sont à poste et un gros treuil précède la cale avant. Une hélice de rechange se trouve à fond de cale. Une grosse quantité de munitions, constituées d’obus et de grenades sous-marines, est stockée vers l’arrière. Un énorme canon et tombé du pont arrière, sur le fond. Pour un cargo de commerce, l’armement et les munitions y étaient plutôt conséquents. De l’hélice au canon situé sur la proue, attardez-vous un peu au niveau des cales. Les loups en ont fait leur territoire de chasse. Prenez un moment pour admirer le travail de la mer qui a paré de couleurs ce qui n’était destiné qu’à devenir un tas de rouille. Il y a sur le Miquelon de véritables nuages d’anthias, d’apogons et de castagnioles. Les mostelles sont également de la partie, dans les tôles qui leur servent de refuge. Le navire est colonisé par les éponges et autres coraux. Il n’y a pas de profusion de gorgones.

Non Abrité ! Attention aux courants , beau temps impératif, mouillage deconseillé.

Coordonnées GPS du Site : voir Carte

Photos du site :

L' epave

recouverte de filets

 

Le schema