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Le Liban :


La note du site :  /5

Niveau Requis : Niveau II
Type : Epave de Paquebot
Profondeur Minimale :  -30 Mètres
Profondeur Maximale :  -38 Mètres
Longueur De L'épave : 90 Mètres
Distance de la côte :  30 Mètres
Date de l'envoi par le fond : 6 Juillet 1903


Description :

Le Liban est un paquebot construit en 1882 à Glasgow (Ecosse), mesurant 91 mètres de long sur 11 de large, et jaugeant 2.308 tonneaux. Il était doté d’une machine à vapeur de 2.150 CV. Il appartenait à la Compagnie Fraissinet. La présence du Liban sous l’eau peut être considérée comme la tragédie majeure ayant eu lieu dans les eaux marseillaises. Le 7 juin 1903 vers midi, le Liban quitte le port de la Joliette à destination de Bastia. A son bord environ 220 passagers dont 41 hommes d’équipage, ainsi que diverses marchandises telles que du courrier, du matériel d’école...etc. Au même moment le paquebot L’insulaire appartenant à la même compagnie, se dirige vers Marseille. Les navires se sont vus, et ordre a été donné par les deux commandants de virer à droite afin de se croiser. De peur de heurter les petits rochers autour de l’île Maire, le commandant de L’insulaire ordonne « A gauche toute » et va ainsi déclencher la catastrophe. L’insulaire se dirige alors sur le Liban et le percute très violemment sur bâbord. Le Commandant Lacotte du Liban et son équipage manœuvrent pour dégager le bateau. Les dégâts sont très importants. Il décide de se rapprocher de l’île Maire pour débarquer les passagers. Mais les falaises étant trop raides, il tente alors d’échouer le Liban entre les éperons rocheux des Farillons. Situé sur l'île maire à 10 minutes de navigation du port de la pointe rouge . A la pointe sud de l'île,deux rochés se détachent et dominent le large. Ceux sont Les pharillons de l'île Maïre. 180 personnes trouverent la mort.

Le site est parfaitement protégé du Mistral par l’île Maire, mais très exposé aux vents d’Est et du Sud. Le mouillage est possible à côté des Farillons.
Il est préférable de débuter la plongée par la poupe située à 36 mètres, partie la plus profonde de l’épave. Celle-ci est coupée de la partie centrale du navire, suite certainement à la violence de l’explosion. La poupe est en bon état, et on peut encore voir l’hélice en bronze. Deux mâts sont couchés sur le sable avec des débris métalliques de toutes sortes. En remontant vers la proue, il faut contempler les énormes chaudières et machines du Liban. Elles gisent sur le sable de part et d’autre de l’épave. Juste après, on peut visiter la dunette qui, bien qu’abîmée, résiste au temps. Quelques superstructures sont encore debout avec deux bossoirs sur le flanc tribord. On peut visiter ce qui fut le salon, les cabines et la cuisine avec ses fours en brique. On arrive ensuite sur les cales avant, dans lesquelles il est possible de pénétrer. Sur tribord, le troisième mât repose perpendiculairement au navire. Puis c’est la proue à 28 mètres avec son énorme treuil. Sur bâbord avant, une grosse ancre est toujours en place avec ses énormes maillons de chaîne. Il ne reste qu'un bossoir sur la proue.
Un dernier regard pour ce paquebot au destin funeste et on commence la remontée en direction de l’arche des Farillons. Au niveau de la proue, il suffit de remonter  légèrement sur la gauche en suivant une pente douce pour se retrouver sous l’arche des Farillons, à 15 mètres de fond. C’est l’apothéose de cette plongée-épave, qui mérite, avec le tombant des Farillons, d’y consacrer de nombreuses plongées.

Une superbe plongée d'ambiance où gorgones jaunes et rouges s'entremèlent

Plongée exceptionnelle à ne pas manquer.

 

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Photos du site :

le liban